Si certaines personnes vivent sereinement leur orientation et identité sexuelle, il n’est pas toujours simple de se découvrir lesbienne, gay, bi, transgenre et de s’accepter. D’autant que se construire en tant que personne lesbienne, gay, bisexuel·le ou transgenre n’est pas une évolution simple. Elle suppose que l’on intègre un héritage malgré soi : celui d’une longue histoire chargée de discriminations et d’images sociales stéréotypées. Être membre d’un groupe marginalisé requiert donc beaucoup d’efforts pour se construire.
Dans son environnement social, lorsqu’un individu est la seule personne trans et/ou homosexuelle, il a un vécu différent des membres de la majorité. Cette personne anticipe tellement les réactions en fonction de sa particularité qu’elle en développe une forme de stress : le stress minoritaire.
Il n’est pas nécessaire d’être stigmatisé·e ouvertement pour souffrir de ce stress. Il suffit juste de penser constamment qu’il est possible d’être, à un moment de sa vie, victime d’une discrimination, voire d’une agression verbale ou physique. Beaucoup de personnes LGBT+ vivent quotidiennement avec ce stress en raison de cette orientation sexuelle différente à la « norme » ou de leur transidentité.
Dans le cadre d’un parcours trans, s’ensuivent des changements sociaux, émotionnels et physiques pouvant engendrer des effets sur les émotions, l’identité et le corps, ainsi que sur les relations avec les autres.
Les personnes sont encore confrontées aujourd’hui aux regards et aux jugements malveillants de la société et peuvent se sentir exclues. La violence est de plus en plus présente dans le quotidien des personnes LGBT. Les associations reçoivent de plus en plus de témoignages de mal être. Les personnes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexue.le.s, Trangenres) sont plus susceptibles de traverser des moments de vie difficiles. Malheureusement, elles rencontrent encore des difficultés à les exprimer librement.
En effet, un grand nombre de personnes se sentent exclues, victimes d’homophobie, de lesbophobie, de biphobie, de transphobie. Les thérapies qui ignorent ce facteur peuvent augmenter les difficultés de ceux qui les suivent. Cette exclusion a des répercussions sur la prise en charge de l’accompagnement des personnes en matière de santé et de bien être : stress, anxiété, angoisse, émotions, mal de vivre, mésestime de soi, perte de confiance en soi, peurs, phobies, addictions, troubles du sommeil, douleurs, tensions musculaires, etc ….
Découvrir et comprendre sa personnalité, puis l’accepter et l’assumer, peut amener à vivre la solitude et l’isolement, avec des difficultés relationnelles au niveau familial, professionnel, social, amical, affectif, amoureux, sexuel… Nombre d’expériences de vie relatives au lien à soi-même et à son environnement social s’avèrent être difficiles, bouleversantes ou douloureuses, voire traumatisantes. Vivre l’inégalité, la violence, l’exclusion, la discrimination, la dévalorisation, l’incompréhension et le rejet est à l’origine de mal-être, de désespoir, et de tentatives de suicide.